Mon premier court-métrage me paraissait impossible jusqu'à ce que je le réalise. Fort de ce succès et passionné par l'expérience, j'ai conçu ce deuxième film comme une évolution naturelle, mais à une tout autre échelle. Avec 60 pages de scénario, 7 décors différents et des moyens techniques d'envergure, ce projet représente un immense défi et énormément de travail. Poussé par la volonté constante de m'améliorer et de repousser mes limites, j'ai décidé de voir encore plus grand.

Dans la continuité de mon premier film, ce deuxième court-métrage adopte la même approche hybride : un mélange de fiction et de documentaire, consacré cette fois-ci au groupe de métal Sleep Token. L'objectif est de créer une expérience visuelle et sonore ininterrompue, pensée comme un clip immersif de 40 minutes. C'est une œuvre à mi-chemin entre une fiction onirique et métaphorique, et une analyse documentaire solide.

Produire un tel format a été un immense challenge technique et logistique. Aujourd'hui, le tournage est officiellement bouclé ! Tous les plans sont en boîte et la lourde étape de la post-production a commencé. Cet espace me servira de journal de bord : je mettrai à jour cette section au fur et à mesure pour partager avec vous l'avancée du montage, des effets visuels et de l'étalonnage.

Sous l’océan

La direction artistique du projet suit fidèlement la chronologie de leurs albums et l'évolution de leurs thèmes. L'eau étant un élément central de l'univers de Sleep Token, j'ai imaginé une narration fictive construite autour de très nombreux plans aquatiques. Tourner avec cet élément était une grande première pour moi : une expérience aussi exigeante que formatrice, remplie de défis techniques et d'imprévus qu'il a fallu surmonter le moment venu.

Pour la réalisation de ces plans, plusieurs interrogations se sont posées en amont. J’avais la chance d’avoir une piscine chauffée et fermée à disposition, mais le problème des lumières était le gros enjeu, ainsi que celui de la caméra.

Le but recherché était une chute puissante, sombre et perdue, tout en gardant assez de lumière pour filmer sans souci. Pour cela, j’ai trouvé le moyen de bloquer la lumière avec de grandes bâches pour fermer le flux et ne laisser qu'une seule zone ouverte, avec au-dessus une lumière assez puissante pour exposer la scène. De plus, par souci de réalisme, j’ai enfumé la pièce afin d'ajouter un aspect brumeux.

Nous avions le choix entre deux caméras : la solution de facilité avec une DJI Osmo (type GoPro) et ma caméra personnelle, un Sony ZV-E10 dans un boîtier pour la plongée. Nous avons testé les deux, et pour ce setup, la DJI a offert de meilleures performances. Elle était surtout beaucoup plus facile à utiliser, car l’air enfermé dans le boîtier du Sony le faisait remonter à la surface. Il est déjà trés compliqué de filmer une scène comme celle-ci sous l’eau, c’est donc avec la DJI que la plupart des plans aquatiques ont été réalisés.

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Exemple plan aquatique

Exemple de rush aquatique et backstage